Bon, je vais le mettre! (je viens de me relire et... j'ai vraiment un don en divination moi

!)
Chapitre 6: AnnatarDepuis deux semaines déjà, Norie et Étienne logeaient chez Ithildyn. La vie au village était paisible et ils n’avaient pas besoin de se soucier de quoi que ce soit.
Norie passait la plupart de ses journées avec Ithildyn. Celle-ci lui avait appris quelques unes des ses connaissances en médecine. Ainsi, la jeune fille savait maintenant broyer des plantes pour en faire une crème qui apaise la douleur, comment faire bouillir de l’Athelas pour en faire un désinfectant (Norie connaissait quelques autres usages de cette plante qui n’avaient pas encore été découverts et elle en avait fait part à Ithildyn) et aussi comment distinguer les plantes toxiques des plantes comestibles.
Étienne, lui, partait souvent avec Lenwë pour garder les frontières tout en apprenant à mieux manier l’épée et l’arc. Le soir, tout les quatre se retrouvaient chez Ithildyn et ils veillaient en parlant de tout et de rien. Quand tous les sujets étaient épuisés (ou que l’un d’entre eux tombait de fatigue), Lenwë partait chez lui et les trois autres allaient se coucher. Norie et Étienne, qui dormaient dans la même chambre, passaient encore des heures à parler de leurs pays originels.
Ce matin là, elle fut réveillée par les ronflements d’Étienne. Le soleil n’était pas encore levé; elle tenta donc de se rendormir. Mais elle fut dérangée par des bruits venant de la cuisine. La porte d’entrée venait d’ouvrir.
Elle se leva, sur ses gardes, et posa son oreille sur la porte. Quelqu’un marchait. Elle ouvrit la porte de leur chambre et se retrouva nez à nez avec un homme (apparemment) tout vêtu de noir dont le visage était caché par une capuche qui était sur le point d’entrer dans la chambre voisine, celle d’Ithildyn. Elle fut prise de panique, croyant être en face de Morgoth jusqu’à ce que son hôte sorte de sa chambre et saute dans les bras de l’inconnu.
L’étreinte dura quelques instants avant qu’Ithildyn (qui affichait un grand sourire) ne se tourne vers Norie.
"Je te présente Norie, nous l’avons accueillie elle et son ami il y a de cela quelques semaines. Elle avait été mordue par je ne sais quoi et elle était empoisonnée. Je l’ai guérie moi-même, rajouta-t-elle fièrement. "
Norie salua d’un signe de tête, toujours méfiante envers cet inconnu qui arrive tout en noir au beau milieu de la nuit.
"Et Norie, reprit-elle, je te présente Annatar. C’est lui mon «secret»! On doit le cacher des villageois parce que je ne suis pas certaines qu’ils seraient ravis de le revoir. C’est aussi pour ça qu’il doit porter cette cape qui fait peur! Tu peux l’enlever maintenant mon cher! "
Annatar porta lentement ses mains à son capuchon en l’enleva lentement, avec hésitation. Dans la faible lueur du soleil qui ventait à peine de se lever, elle reconnu aussitôt la cicatrice de l’homme.
Norie recula contre le mur de pierre tout en regardant férocement Sauron qui se tenait droit, devant elle.
"Ithildyn, demanda-t-elle, sais-tu qui est cet homme?"
"Oui, justement c’est pour cette raison qu’il doit se cacher. Seule ma famille connaît la relation qu’il y a entre lui et moi. C’est aussi grâce à lui que notre village n’est jamais attaqué. Alors si tu doutes de ses intentions, prends tes affaires et part vivre ailleurs… Parce qu’il restera ici quelques jours rajouta-t-elle en se tournant vers Sauron, n’est-ce pas?"
"Je vais rester aussi longtemps que je le pourrai."
"Alors, demanda Ithildyn, vous restez ou vous allez vivre ailleurs?"
"Pourquoi on partirait? Demanda Étienne en sortant de la chambre."
Ses cheveux étaient tout ébouriffés et il ne portait qu’une paire de pantalon en tant que pyjamas.
"Elle a peur de moi, répondit Annatar."
"Je n’ai pas peur, répliqua-t-elle, je ne fais juste pas confiance à Sauron, le meilleur des serviteurs de Morgoth! Je n’ai pas le goût de me réveiller un matin avec une lame sur ma gorge!"
"Sauron? Ce n’était pas une grande boule de f…"
"Ferme la! Le coupa-t-elle en le frappant au torse du revers de la main."
Étienne frissonna à se contact. Pourtant, la main de Norie était chaude. Une petite voix dans sa tête lui dit que la température n’y était pour rien.
Les deux autres leur lancèrent un regard soupçonneux. Il y eut un silence après lequel Ithildyn proposa qu’ils aillent tous s’asseoir à la table (Étienne en profita pour se mettre une tunique).
Elle leur raconta alors tout le récit. Expliquant que, il y a de cela plusieurs années, Annatar avait été trouvé blessé dans la forêt. Tout comme elle avait fait pour Norie, Ithildyn l’avait guéri sauf qu’elle avait eu besoin de l’aide de son père puisqu’il était en très mauvais état. Il n’avait d’abord pas voulu raconter la raison de ses blessures. Tout ce qu’il avait dit, c’était qu’il se prénommait Annatar. Mais ils s’étaient tout de même occupés de lui. Sans leur aide, il aurait sûrement perdu beaucoup plus qu’un œil.
Aucun d’eux de connaissait ses origines. Jusqu’à ce qu’il avoue avoir été attaqué par un warg. Il revenait d’une bataille et était déjà assez amoché. La bête avait eu le temps de s’amuser avec lui quelques minutes avant qu’il ne réussisse à la tuer.
Un moi après son arrivé, Annatar était complètement rétabli et il avait décider de rester encore quelques temps. Il passait pratiquement tout son temps avec la fille aînée du chef. Ils étaient rapidement tombés amoureux l’un de l’autre et le jour où ils devaient annoncer leur fiançailles, il fut reconnu par un guerrier venu visiter de la famille dans le village.
Il avait eu un rapide entretient avec le dirigeant avant de repartir la nuit même. Sauron lui avait assuré qu’il n’avait jamais eu de mauvaises intentions envers qui que ce soit venant du village puisque grâce à eux il avait la vie sauf. Ils avaient ensuite fait un marché. Il devait pouvoir venir n’importe quand au village afin de voir sa bien aimée. Et en échange, il avait promis de faire tout ce qui était en son pouvoir pour empêcher Morgoth d’envoyer des troupes attaquer le village.
Depuis ce temps, il venait, arrivant surtout la nuit pour passer inaperçu, aussi souvent qu’il le pouvait. Et aucun villageois n’avait été attaqué depuis.
"Justement, rajouta Ithildyn, père veut te parler à se sujet. Il y a quelques temps, Inglor, mon cousin a été retrouvé mort brûlé dans la forêt. Tu avais promis que ça n’arriverait jamais!"
Sauron jeta un regard de biais à Norie. Celle-ci fut prise de panique et pria pour qu’il ne dise rien. Elle ferma les yeux, revoyant encore les derniers instants de cet Inglor. Pourquoi avait-elle fait ça? Elle se le demandait encore.
Étienne remarqua le comportement étrange de Norie. Il commençait à comprendre. Depuis qu’ils étaient arrivés elle blêmissait à chaque fois qu’on parlait de celui qui avait été tué. Il se promit d’essayer de la questionner aussitôt qu’il serait seul avec elle.
"Sais tu qui est le coupable? Demanda Ithildyn devant le silence de son copain."
"Non, répondit-il simplement."
Norie dut se retenir pour ne pas sauter de joie. Sauron venait de remonter dans son estime. Après tout ce qu’Ithildyn leur avait raconté, elle commençait à avoir un petit peu confiance en lui, oubliant les sombres choses qu’il ferait beaucoup plus tard.
Le soleil était maintenant complètement levé et il y avait déjà quelques elfes qui s’affairaient dehors. Ils déjeunèrent ensemble, Étienne et Norie restant silencieux pendant que les deux autres parlaient avec entrain d’un peu n’importe quoi. Après, Annatar et Ithildyn durent se rendre chez le père de celle-ci afin de l’informer des nouvelles de ce qui se passait en dehors du village, laissant les deux autres seuls.
Norie restait silencieuse et Étienne préféra attendre un peu avant de parler du sujet qu’elle risquerait de ne pas aimer.
"Tu ne crois pas qu’on ferait bien d’essayer de trouver un moyen de rentrer chez nous avant de mourir? Demanda-t-elle au bout d’un moment. Morgoth va sûrement finir par nous retrouver. "
"Ça serait une bonne chose, répondit-il, mais moi je ne vois aucun moyen."
"Morgoth a réussi à nous faire venir, à part lui, je ne vois que les Valars qui pourrait nous renvoyer sur la terre. Mais pour ça faudrait aller à Valinor… et c’est un peu impossible…"
"Valar? Demanda-t-il. Pourrais-tu m’expliquer un peu ce qui se passe, où et quand on est? Parce que tout ce que je connais du Seigneur des anneaux c’est ce qui est dit dans les films et encore là, je ne les ai vu qu’une seule fois!"
"Eh bien, on est dans le premier âge de la terre du milieu… Je ne sais pas exactement c’est combien d’années avant la guerre de l’anneau mais c’est sûrement quelques plusieurs milles d’années… après… Morgoth se nommait Melkor avant mais il a perdu le droit de se faire appeler comme ça parce qu’il est devenu méchant. Il était un des Valars, les créateurs de la terre du milieu (qu’ils ont créer en chantant). Et les autres Valars vivent sur une île nommée Valinor (c’est là que les elfes s’en vont en bateau dans la trilogie). Emm… théoriquement, Morgoth va finir par être vaincu par les Valars mais je ne sais pas quand. Il a probablement le temps de nous tuer mille fois avant."
Il resta silencieux quelques secondes, méditant sur ce qu’elle venait de lui dire.
"Et pourquoi on ne peut pas aller sur cette île?"
"Parce que… ça c’est quelque chose que je ne me rappelle plus très bien. Je crois qu’ils ont interdit l’accès… ou quelque chose comme ça. Bah on peut y aller en bateau mais c’est dangereux… je sais plus."
"Et tu crois qu’il y a une autre solution?"
"Je n’en vois pas en tout cas, dit-elle. Pour l’instant, l’important c’est de ne pas se faire prendre. J’espère que Sauron restera silencieux parce que sinon on ne sera pas les seuls à y passer. Il n’y aura plus de village ni de villageois, ça c’est certain."
Les deux jeunes passèrent le reste de l’avant midi à réfléchir et à sortir des théories les plus folles les unes que les autres pour détendre l’atmosphère et oublier qu’ils étaient en grand danger. Ils mangèrent un peu lorsque Ithildyn et Annatar revinrent et partirent prendre une marche.
"Je crois qu’ils avaient hâte qu’on parte, murmura Étienne un fois qu’ils furent à une bonne distance de l’habitation."
"Il faut les comprendre, répondit Norie, ils s’aiment, ils ne se voient que très rarement et en plus ils doivent se cacher! "
"Je me demande ce qu’ils font…"
"Ferme la! Dit Norie en riant."
"Et s’ils décidaient d’utiliser notre chambre!"
"Aaah! Arrête!"
Elle se boucha les oreilles et couru jusqu’à l’orée de la forêt. Étienne la suivit et se mit à parler plus fort.
"Ton lit est plus confortable que le mien non? Ça serait un meilleur choix…"
"Tu es dégoûtant! DANS LA TROUPEE YA PAS D’JAMBE DE BOIS!"
Il continuait à parler mais Norie ne l’entendait pas et elle continua à chanter fort.
"DES NOUILLEEEES MAIS ÇA NE SE VOIT PAS! "
"Je ne sais pas pourquoi je continu à parler dans le vide, chantonnait-il tout seul pendant qu’elle continuait sa magnifique chanson. J’vais en profiter pour te dire ce que je pense! "
"C’EST SÛREMENT LA NÔTREEE! C’est de mettre un pied devant l’autre et d’recommencer!"
Il n’avait pas remarqué qu’elle avait baissé le ton et qu’elle avait débouché ses oreilles et continuait de parler dans le vide (enfin c’est ce qu’il croyait).
"Je t’aime Norie… Murmura-t-il en baissant les yeux."
Norie avait cessé de chanter et elle le regardait, affichant un sourire figé. En moins de une seconde, Étienne était complètement devenu rouge, et elle, complètement blanche. Norie l’avait entendu. Il marmonna quelque chose d’incompréhensible et repartit rapidement vers le village. Norie se laissa tomber par terre et s’accota contre un arbre.
Quand le soleil commença à descendre, elle retourna chez Ithildyn. Elle mangea comme si rien n’était, se mêlant à la conversation des deux autres tout en prenant bien gare de ne pas regarder Étienne qui demeurait silencieux et se contentais de regarder son assiette.
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"Qu’est-ce que tu fais là? Demanda Annatar lorsqu’il l’aperçut en sortant dehors."
Il faisait nuit et Norie était assises par terre. Elle était sortit quand tout le monde était allé se coucher, disant qu’elle avait besoin de prendre l’air.
"J’avais besoin de prendre l’air, dit-elle encore une fois."
"Ça c’est ce que tu nous as dit il y a trois heures. Tu ne crois pas que tu en as assez pris?"
"Très drôle. Et toi, qu’est-ce que tu fais là?"
"Je pars."
"Déjà? Demanda-t-elle. En pleine nuit?"
"Je suis incapable de partir quand Ithildyn est là. Il y a trop de peine dans son regard."
"Eh bah tu as juste à rester! Si tu n’es pas si méchant que ça pourquoi tu restes du côté de Morgoth! Tu ferais un bon allié…"
"Parce que moi, fit-il, je ne suis pas suicidaire! En plus d’avoir Melkor aux trousses, il y aura toute une panoplie d’elfes prêts à me faire payer le mal que j’ai fait."
"Et nous alors, on l’a bien fait! Et nous ne sommes pas encore mort à ce que je sache!"
"Melkor vous trouvera et vous tuera. Et si vous n’êtes pas encore morts, dit-il sèchement, c’est que j’ai eu un élan de gentillesse et je me suis abstenu de dire que c’était toi la meurtrière. Et je peux très bien revenir sur ma décision alors arrête de poser des question. Je fais ce que je veux."
"Et quand Morgoth découvrira ton double jeu, tu vas le payer cher."
Il se retourna et s’éloigna lentement.
"Sauron! Cria-t-elle."
Il se retourna en demandant qu’est-ce qu’elle allait encore lui reprocher.
"Merci de ne pas m’avoir dénoncé, dit-elle avec un sourire franc."
"De rien, répondit-il en souriant à son tour. Et ne t’inquiète pas, je ne dirai pas à Morgoth où vous êtes. Il finira quand même par vous trouver alors je te conseil de faire vite et de dire ce que tu pense à ce pauvre garçon! Adieux!"
Et il partit.
Norie resta quelques instants à penser à la dernière phrase que Sauron lui avait lancé puis elle rentra se coucher.
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La porte de la pièce sombre s’ouvrit, laissant passer un homme encapuchonné.
"Alors? Demanda le seigneur des ténèbres."
"Je les ai trouvé, répondit l’autre. Ils sont exactement là où nous le pensions."
"Beau travail. Rassemble toutes les forces qu’il nous faut. Nous passerons bientôt à l’attaque."
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L'oeil d'Horus, aussi appelé oeil d'Oudjat, est le symbole de la victoire du bien sur le mal. Il symbolise également l’entier, la santé et l’intégrité. Il était utilisé en Egypte comme une sorte de porte-bonheur, de protection contre les maladies.