Na mais c'est dans ma nature de couper comme ça! dans le prochain chapitre ça finit pas pire! Je pourrais le mettre tout de suite aussi!
Et hop! un autre chapitre (c'est l'avant dernier qui est déjà écrit, aprèes ça va être plus long parce qu'il va falloir que je les écrive).
Chapitre 5: de mal en pire? Ou de mieux en mieux?-Pitié, s'empressa de dire Norie en regardant ceux qui les entouraient (
des elfes, remarqua-t-elle), ne nous faites pas de mal! Nous avons un bébé qui nous attend à la hutte!
Étienne lui lança un regard de biais mais le coup de coude subtil que lui assena Norie le fit taire.
Un elfe, celui qui semblait être le capitaine, dit quelques mots en elfique aux autres. Il était grand et avait les cheveux brun foncé et les yeux noir. Il ne portait pas d'armure, tout comme ses compagnons, probablement pour faciliter leur déplacement et pour avoir plus d'adresse au combat.
Les autres abaissèrent leurs armes et il s'adressa à Norie et Étienne en langue commune.
-Qui êtes-vous et que faites-vous si près des frontières de notre royaume?
Encore une fois, Norie parla avant qu'Étienne ne dise quoi que ce soit, connaissant ses habiletés à mentir.
-Pardonnez-nous, nous ne savions pas que nous nous trouvions près de vos frontières. Moi et mon mari ne faisions que chasser… Ne nous tuez pas, mon bébé… snif… je veux pas qu'il n'arrive rien à mon bébé! Snif… Mon pauvre bébé tout seul! NE FAITES RIEN À MON BÉBÉ!
Les larmes commençaient à couler sur ses joues et elle dût cacher son visage sur l'épaule d'Étienne pour ne pas rire devant l'air qu'affichaient les elfes. Celui-ci toussa et lui tapota gentiment l'épaule.
-C'est bon, vous pouvez partir, repris le chef. Mais si vous approchez encore, je n'aurai plus cette clémence.
Norie se détacha d"Étienne à contre cœur et repartit en direction du campement, suivit du garçon. Une fois certains d'être à une assez grande distance des elfes pour qu'ils ne les entendent pas, ils éclatèrent de rire.
-Où est-ce que tu es allé chercher tout ça? demanda Étienne en reprenant son souffle.
-Je sais pas, mais ça a marché!
-Oui, nous devrions nous dépêcher, le bébé doit s'ennuyer, rajouta-t-il en prenant un air sérieux.
-Ils cheminèrent rapidement jusqu'à leur campement et s'étendirent sur l'herbe.
-D'où tu viens? Demanda Norie. Je veux dire sur la terre, de quel endroit?
-J'habite, enfin, j'habitais en Nouvelle-Zélande mais je suis d'origine française. Mes parents y sont déménagés pour travailler lorsque ma mère était enceinte de moi. Et toi?
-Du Québec… tu es sûrement moins dépaysé que moi. Tu viens de.. Aie!
Norie se releva rapidement et observa soigneusement sa main. On pouvait y voir une petite plaque rouge
-Quelque chose m'a mordu! Dit-elle. Fait attention.
Étienne se releva lui aussi et remarqua juste à temps l'araignée qui était sur sa main (et qui s'apprêtait probablement à le mordre lui aussi). Il la balaya d'un geste rapide et se retourna vers Norie.
-Ce n'est rien, c'était juste une petite araignée!
-Oui, affirma Norie, une petite araignée en terre du milieu qui vient me mordre et essaie de te mordre pendant que nous avons le seigneur des ténèbres contre nous… c'est tout à fait normal!
Elle commençait à en avoir assez de cette "aventure". Tout allait de mal en pire. D'abord Morgoth qui lui fait commettre un meurtre, ensuite toutes ces créatures maléfiques qui sont envoyé dans le but de la tuer ou de la ramener à Angband.
-Attention!
Elle frappa Étienne au niveau du coup alors que celui-ci demandait ce qui arrivait
encore.À en croire que lui aussi devenait tanné de toutes ces choses. Pourtant pour lui tout avait relativement bien été. Melkor l'avait emmené de son monde au moment ou ses parents menaçaient de l'envoyer vivre chez ses grands-parents à Paris. Il lui avait ensuite enseigné à contrôler la glace tout en l'avertissant qu'une jeune fille dangereuse se cachait dans les bois et qu'au moment venu, il devrait aller l'affronter pour la ramener à Angband.
C'est ce qu'il avait fait… ou plutôt essayé de faire. Doté de son armure qui le protégeait contre le feu, il n'avait aucune craintes. Mais lorsqu'il avait aperçut sa cible il fut pris de surprise. Elle n'était pas du tout comme il l'imaginait. Il la voyait comme une espèce d'amazone sauvage mais il avait devant lui une jeune fille tout à fait normal. Sauf pour la haine et la détermination qu'il y avait dans son regard.
Ils avaient combattu un peu et il était repartit perdu dans ses pensées. Dans son monde, il n'avait pas pris la peine de lire les romans de Tolkien. Il s'était contenté des films. Il ne connaissait donc pas Morgoth. Il ne savait pas ce qu'il était. Norie l'avait fait réfléchir un peu à ce propos mais ce qui l'a vraiment allumé fut la conversation de la troupe d'elfe qu'il avait croisé en retournant vers la forteresse. Il s'était caché dans un épais buisson et les avait entendus parler de Morgoth, l'ancien Valar qui avait encore envoyé ses troupes d'orques détruire un village.
Sans réfléchir, il était repartit en direction du domaine de Norie. Il avait appris à la connaître et il commençait à vraiment l'apprécier, et pas juste en tant qu'amie.
-Je l'ai eu! repris Norie. Elle essayait encore de te mordre! C'est une araignée maléfique!
-Mais non, ça doit même pas être la même. Il a du avoir une éclosion ou quelque chose comme ça! tu vas voir, demain tu ne t'en rappelleras même plus.
Mais au contraire, le lendemain la plaque sur la main de la jeune fille avait doublé de circonférence et elle chauffait.
-Tu dois faire une réaction allergique, lui assura Étienne, ou ton corps doit mal réagir à la piqûre d'un insecte étranger. Ça va se replacer!
Mais encore une fois il n'avait pas raison. La journée d'après, c'était toute la main de Norie qui était enflée et elle se sentait fiévreuse.
-Quatre jours après avoir été mordue, elle ne fut pas capable de se lever de son lit.
-Je suis peut-être entrain de devenir Spirer-women murmura-t-elle au "fils de la glace".
Il se força à rire à cette réplique. Norie n'allait pas bien du tout et il devait se dépêcher de trouver une solution.
Elle se rendormit d'un sommeil agité et il en profita pour aller prendre l'air, pensant s'éclaircir les idées. Ces derniers jours, avec l'état de l'adolescente qui se détériorait, il s'était rendu compte à quel point il aimait la voir sourire. À quel point il tenait à elle.
Il se creusa l'esprit pour trouver une idée de ce qu'il devait faire. Pour l'instant, tout ce qu'il avait trouvé était de lui couper la main, source de l'empoisonnement.
Très rusé ça!Il en vint à la conclusion qu'il n'y avait plus qu'une chose à faire.
Aller chercher de l'aide. Retourner à l'endroit ou ils avaient vu les elfes quelques temps plus tôt et risquer sa vie à leur quêter de l'aide.
Il retourna à l'intérieur de la hutte de Norie et s'agenouilla près d'elle.
-Norie, je vais aller chercher de l'aide. Ça ne sera pas long, je vais revenir et on te guérira.
Se doutant que de toute façon elle ne l'avait pas entendue, il s'apprêta à partir. Il alla dans sa propre hutte et revêtit son armure. Puis, il retourna voir si Norie s'était réveillée (ce qui n'était pas le cas), déposa un rapide baiser sur le front brûlant de la jeune fille et s'en fut.
Il prit le même trajet que la dernière fois, où il avait manqué livrer Norie à Melkor mais qu'il était rapidement revenu sur sa décision.
Ce ne fut pas long qu'il se retrouva encerclé comme quelques jours plus tôt.
-S'il vous plaît, bredouilla-t-il, je viens demander de l'aide. Mon amie a été empoisonnée.
-Et pourquoi est-ce nous vous aiderions? Je vous ai avertit de ne plus approchez d'ici. Et vous avez l'audace de mendier de l'aide en plus! Nous vous amènerons au village et mon père vous jugera sévèrement.
Décidé à ne pas se laisser faire, Étienne s'apprêtait à utiliser la magie pour s'enfuir lorsqu'une voix féminine se fit entendre.
-Lenwë, mon frère, que se passe-t-il?
-Père vous a avertit de ne pas sortir des murs sans escortes. C'est dangereux.
Étienne cherchait des yeux la personne à qui appartenait cette voix mais il ne vit personne. Les branches de l'arbre au côté duquel ils étaient remuèrent et une jeune elfe sauta par terre. Elle portait une robe verte et ample. Ses longs cheveux bruns étaient retenus par une tresse.
-Oui, un homme qui demande de l'aide c'est très dangereux. Surtout quand qu'aussitôt qu'un étranger pénètre ces lieux, je sais que mon frère va le menacer de toute sorte de condamnation alors qu'il repartira du village après avoir exprimé sa cause auprès de notre père qui te réprimandera par la suite d'avoir été trop sévère. Tu es un peu trop protecteur mon frère. Pour une fois, tu pourrais apporter ton aide à ceux qui en ont besoin comme nous faisions autrefois…
Lenwë la regarda quelques instant et soupira.
-Abaisser vos armes, qu'est-ce que je ne ferais pas pour ma sœur chérie, soupira-t-il.
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Dans son état presque comateux, Norie eu connaissance de se faire transporter. Elle usa de presque toute la force qu'il lui restait afin d'ouvrir ses yeux. Il y avait une grande muraille de bois et quelqu'un donna l'ordre d'ouvrir la porte. On la trimbala quelques temps avant de la poser sur un lit douillet.
Au fait, nous ne nous sommes pas présenté. Fit une voix. Je me nomme Lenwë. Désolé pour tantôt et pou l'autre jour. Ma sœur a raison. Je suis un peu trop protecteur envers mon village.
-Ce n'est rien. Moi c'est Étienne. Et elle c'est Norie.
-Et… si je puis me le permettre, vous nous aviez parlé d'un bébé… dit Lenwë, incertain.
-bébé? Ah! Euh….. il… est….. mort…?
Il se racla la gorge et pris une voix attristée.
-Oui, il fut malheureusement pris par la maladie après que Norie ai commencé à mal aller. J'espère qu'elle guérira.
-Ne vous en inquiétez pas, intervint une autre voix, de fille cette fois. Sauf que ça irait mieux si vous me laissiez y travailler toute seule.
La porte se referma et le seul son qui se faisait entendre était celui de quelqu'un qui s'affairait à mélanger quelque chose dans un bol.
Bientôt, on fit boire un liquide visqueux à Norie et elle sentit rapidement la chaleur se propager dans son corps et l'énergie revenir peu à peu dans ses muscles, elle se sentait aller de mieux en mieux.
Elle ouvrit les yeux et aperçut une jeune elfe lui souriant.
-Bonjour, fit-elle, je me nomme Ithildyn. Je viens de neutraliser le poison. Vous allez devoir tout de même rester coucher quelques jours. Je vais aller chercher votre mari. Je suppose que vous voulez le voir. Au fait, je vous offre mes plus sincères condoléances.
-Merci… de m'avoir guérie. Mais, pourquoi les condoléances?
-Vous ne savez pas? Oh je suis désolée mais votre bébé est décédé.
C'en fut trop pour Norie et elle éclata de rire.
Elle était guérie.-Mais?
-Est-ce que je peux vous dire un secret? reprit-elle. Il n'y a jamais eu de bébé. Étienne n'est pas non plus mon mari. C'est juste un ami.
-Eh bien, pour le bébé je ne suis pas vraiment surprise, votre ami est vraiment mauvais menteur. Mais par exemple, j'aurais pu croire que vois étiez ensemble à en voir l'étincelle dans vos yeux. Et l'inquiétude qu'il affichant quand vous étiez inconsciente… bon! Je vais y aller, avant qu'il ne se ronge les ongles au sang. Il viendra vous voir dans quelques instant. Je reviendrai après avoir vu mon père. Au revoir!
Et elle sortit refermant doucement la porte derrière elle.
Norie resta immobile, réfléchissant à ce qu'Ithildyn venait de lui dire. Étienne et elle n'étaient que des amis. Rien de plus. Elle se rendit compte qu'elle était entrain d'essayer de se convaincre de quelque chose. Il n'est qu'un ami. Pas plus.
-La porte s'ouvrit sur un Étienne qui semblait gêné.
-Je viens d'avoir l'air du gars le plus incompétent au monde. Annonça-t-il. J'étais entrain d'expliquer au chef du village que nous vivions ensemble avec notre bébé quand Ithildyn est arrivé et qu'elle a dit toute la vérité. Je ne sais pas comment elle l'a su, mais tout le monde m'ont regardé comme si j'étais un idiot.
Il adressa à Norie un sourire franc.
-C'est bien que tu sois rétablie. Tu m'as fait peur.
-Je m'excuse… pas pour t'avoir fait peur, tu avais juste à me croire quand je t'ai dis que c'était une araignée méchante, Dit-elle en souriant à son tour. Je m'excuse parce que c'est moi qui ai tout dit à Ithildyn.
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Les jours passèrent et elle fut complètement rétablie. Elle et Étienne apprirent qu'ils se trouvaient dans une petite communauté d'elfes (ils étaient environ une quarantaine) qui, heureusement pour Norie, étaient de très bons guérisseurs. Pour une raison obscure, Morgoth les laissaient en paix malgré le fait que leur village soit à proximité d'Angband. Depuis quelques temps, ils avaient augmenté les défenses parce qu'un des leurs avait été retrouvé mort, avec un doigt coupé (Norie garda pour elle son sombre secret).
Le chef du village, Finwë, avait trois enfants (Lenwë l'aîné, Ithildyn un peu plus jeune et une petite fillette nommée Leïna) et sa femme était morte quelques années plus tôt.
Il régnait dans le village un air de sérénité qui fit beaucoup de bien aux deux jeunes.
Aussitôt que Norie quitta son lit, Finwë les convoqua dans sa demeure.
Ithildyn m'a convaincue d'accepter de vous accueillir dans ce village. Vous pourrez y rester tant que vous voulez. Tant que vous respecter les règles. Les elfes qui sont ici veulent la paix. Alors pas d'hostilité. Ni de mensonge, rajouta-t-il en regardant Étienne qui se contenta de sourire, gêné.
Après l'avoir chaleureusement remercié, ils sortirent dehors pour retrouver les trois enfants du dirigeant qui les attendaient.
La petite courue vers Étienne et lui demanda «de fair le zoizeau encow». Norie les regarda étrangement en se disant qu'il en avait fait des choses pendant qu'elle devait rester alitée.
Elle et Ithildyn laissèrent les deux garçons avec la petite qui s'amusait comme une folle sur les épaules d'Étienne et allèrent marcher plus loin. Elles étaient vite devenues amies, puisque la jeune elfe était restée presque toujours avec Norie pour ne pas trop qu'elle s'ennuie seule dans sa chambre alors qu'elle ne pouvait pas se lever.
-Merci encore, dit Norie, c'est comme si je n'avais jamais été malade. En plus nous avons trouvé un endroit ou vivre et je ne serai plus obligé de porter mes vieilles robes déchirées
-Oh mais ça fait plaisir. Ça va apporter un peu de vie ici. Ça devient lassant des fois… Je vais pouvoir essayer de te convaincre de me dire quel est ce secret qui met une ombre dans ton regard… non pas encore, souffla-t-elle en voyant un elfe approcher.
Il était assez grand, avait les cheveux blonds et les yeux verts.
-Ithildyn, dit-il, ça fait un bout que je te regarde, et tu le sais. Tu es vraiment la plus belle des choses qui puisse exister en terre du milieu!
Une ombre passa sur le visage radieux de la fille du chef.
-Merci encore Amras, mais je ne suis pas intéressée et tu le sais très bien, dit-elle sèchement et partant d'un pas rapide.
Norie du courir pour la rattraper.
-Eh bien, tu parlais de mon secret, mais toi aussi tu en as un on dirait!
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L'oeil d'Horus, aussi appelé oeil d'Oudjat, est le symbole de la victoire du bien sur le mal. Il symbolise également l’entier, la santé et l’intégrité. Il était utilisé en Egypte comme une sorte de porte-bonheur, de protection contre les maladies.